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PFAS et eau de distribution

Contrôle de la présence éventuelle de PFAs dans l’eau de distribution

Les alkyls perfluorés et polyfluorés (PFAS) sont un groupe incluant plus de 4700 produits chimiques d’origine anthropique largement utilisés qui s’accumulent au fil du temps chez l’être humain et dans l’environnement. Ils sont connus sous le nom de «produits chimiques éternels» (forever chemicals), car ils sont extrêmement persistants dans notre environnement et dans notre corps. Ils peuvent entraîner des problèmes de santé tels que des lésions hépatiques, des maladies thyroïdiennes, de l’obésité, des problèmes de fertilité et des cancers. Jusqu'il y a peu, la législation n'imposait pas de suivi pour ces composés. Cette réglementation a été récemment adaptée : à partir de 2026, une valeur maximale de 100 nanogrammes par litre (c’est-à-dire 1/10 000 000e de gramme par litre) sera à respecter pour la somme des concentrations mesurées de 20 PFAS spécifiquement identifiées.

Propriétés indésirables des PFAS

Certaines PFAS, notamment les sulfonates de perfluorooctane (PFOS) et l’acide perfluorooctanoïque (PFOA), possèdent des propriétés indésirables qui peuvent avoir des effets néfastes sur les humains, les animaux et l’environnement. Cela inclut les propriétés suivantes :

  • Persistantes : elles ne sont pas ou peu dégradables dans l’environnement.
  • Bio-accumulatives : elles s’accumulent dans le corps humain, les animaux et les plantes.
  • Effets indésirables sur la santé : elles peuvent provoquer des effets indésirables chez l’homme et l’animal, tels qu’une baisse de la réponse immunitaire ou une augmentation du taux de cholestérol.

Ces propriétés diffèrent pour chaque PFAS spécifique. Par exemple, une PFAS peut avoir plus d’effets néfastes sur la santé et une autre peut s’accumuler davantage dans la nature. En outre, il existe de nombreux PFAS dont on sait encore peu de choses et dont on ne sait pas s’ils ont des propriétés indésirables, ni lesquelles.

Pour de plus amples informations, veuillez consulter la note d’information Emerging chemical risks in Europe.

En 2018, dans le cadre du programme de recherche BIODIEN, un screening de la présence de différents polluants dans l’eau de distribution a été réalisé. L’étude complète est disponible sur le site de la Wallonie : http://eau.wallonie.be/spip.php?article168). Les mesures de PFAS dans les eaux potabilisables sont donnée à l’annexe 9 de l’étude.

Pour chacune des molécules recherchées, une centaine d‘échantillons d’eau a été analysée en Wallonie.

  • LOQ = Valeur limite de quantification maximale d’un composé chimique (PFAS : 0,2 à 05 ng/litre).
  • FQuant = Nombre de résultats supérieurs à la limite de quantification par rapport au nombre total d’échantillon (N=100): soit de 13 à 28 % des échantillons selon les composés chimiques recherchés.
  • FDet = Nombre de résultats compris entre les limites de détection et de quantification par rapport au nombre total d’échantillons N : soit de 12 à 20% des échantillons selon les composés chimiques recherchés.

Pour les échantillons où la concentration du composé chimique était quantifiable, les teneurs moyennes et médianes sont faibles (Cmoy de 0,2 à 0,7 ng/l ; Cmédiane = ~0 ng/litres).

Concernant les PFAS, les conclusions de cette étude étaient rassurantes quant à la probabilité de retrouver des PFAS dans les eaux destinées à la consommation humaine. Pour plus d’information sur cette étude, nous vous invitons donc à prendre contact directement avec le SPW ([email protected]).

Ceci n’exclut toutefois pas définitivement leur apparition progressive dans les captages d’eau. La surveillance des PFAS se poursuit donc avec la décision prise en septembre 2023 par le Gouvernement wallon de lancer un monitoring régional sur les PFAS dans l’eau distribuée pour une durée de 18 mois. Cette mission a été déléguée à la SWDE et l’intercommunale in BW est partie prenante de ce monitoring.

Résultat des analyses pour Mont-Saint-Guibert

L'intercommunale inBW a communiqué les résultats des analyses d’eau dont notamment la teneur en PFAS de l'eau distribuée sur le territoire communal. Les résultats sont rassurants puisque la valeur est non seulement en deçà de la valeur de la future norme de 100 ng/l mais également en deçà du seuil de détection, à savoir < 1 ng/l de PFAS (que ce soit à Corbais, Mont-Saint-Guibert et Hévillers). Seule exception : le quartier des Bruyères qui est alimenté par l’eau de Louvain-la-Neuve où leur teneur s’est relevée être à 6 ng/l (valeur toujours nettement inférieure à la future norme). Ces résultats sont accessibles sur le site internet de l’inBW (www.inbw.be/qualite-eau).

Pour connaître la provenance et la source d'alimentation de votre eau du robinet, il suffit d'y mentionner votre adresse. Pour en vérifier la valeur PFAS, rendez-vous en bas de page où vous pouvez également télécharger le rapport d'analyses en pdf.

Vous pouvez retrouver les informations sur la problématique des PFAS