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Le radon à Mont-Saint-Guibert

(Extrait d’un article des « Infos communales » de 2012)

Le fait du danger de l’inhalation de l’air présent dans certaines mines est connu depuis longtemps. Au seizième siècle déjà Agricola notait dans son livre « On the miners’ disease » que « des critiques prétendent que le métier de mineur est vraiment dangereux, car ils sont parfois tués par l’air pestilentiel qu’ils respirent ».

Sans statistiques sophistiquées, le taux élevé de morts parmi les mineurs était déjà frappant.

A la fin du 19e et au début du 20e siècle, il est apparu de façon claire que le principal responsable des problèmes de santé parmi ces mineurs était le radon – gaz incolore, inodore et radioactif -  qui s’échappait des roches dans lesquelles les galléries étaient creusées et que la maladie dont les mineurs souffraient était le cancer pulmonaire.

Les multiples études épidémiologiques menées aussi bien parmi les travailleurs des mines d’uranium que dans la population générale ont conduit à la conclusion que le radon est la deuxième cause de cancer pulmonaire et qu’il est recommandé de prendre des mesures correctives à partir du taux de 400 Bq/m³.

Sur base de ces observations, un programme d’action sur le radon dans les habitations a été lancé par l’Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire (AFCN -auparavant SPRI) en 1995.

Dans le cadre de ce programme, des campagnes de mesures sont organisées pour cartographier la répartition du radon sur le territoire belge et pour établir la relation entre le radon et des caractéristiques géologiques. Les résultats sont utilisés pour imposer dans les zones les plus touchées (« zones à risque ») des règles à respecter lors de la construction. Une approche préventive doit à long terme constituer la pierre angulaire de toute politique concernant le radon.

Dans le cadre de ce programme d’action de l’AFCN, des séances d’information et des campagnes de mesure ont été organisées fin 2011 à  Villers-la-Ville  et Mont-Saint-Guibert.

 

A Mont-Saint-Guibert, 126 mesures ont été faites chez les particuliers et la commune a fait analyser le taux de radon dans les écoles primaires, les crèches et l’ensemble des bâtiments publics. Tous les participants ont entretemps reçu une lettre avec les résultats et ont été informés des différentes techniques de remédiation lors d’une conférence organisée le jeudi 19 avril à la maison communale.

Pour la grande majorité de la population le radon ne pose aucun problème. En effet, pour 84% des mesures faites, le résultat était inférieur à 100 Bq/m³, le niveau « normal » en Wallonie.

Les quelques maisons (3 %) où la concentration dépassait la valeur de 400 Bq/m³ seront suivies de près, afin de diminuer de façon substantielle l’exposition au radon.

Enfin dans les écoles primaires étudiées le taux ne dépassait pas le niveau de 100 Bq/m³.

La commune informe  tous ceux qui vont bâtir afin qu’ils puissent prendre au moment de la construction les précautions nécessaires pour éviter tout problème radon ultérieurement. De plus, la commune met à  la disposition de ces citoyens un appareil de mesure direct du radon, afin de permettre  de contrôler soi-même le taux de radon dans son habitation (caution : 50,00€).

La commune informe également les notaires de cette caractéristique environnementale, lorsque ces derniers introduisent une demande de renseignements concernant un bien vendu.

La distribution du radon dans les habitations de Mont-Saint-Guibert

+ d'informations : http://www.actionradon.be/