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Histoire

Depuis le 1er janvier 1977, Mont-Saint-Guibert réunit les anciennes communes de Corbais, Hévillers et Mont-Saint-Guibert et forme un territoire de 1.864 hectares.

 


C'est au début du XIIe siècle que Mont-Saint-Guibert se dégage des brumes de l'histoire. Une charte du Duc de Brabant Godefroid Ier, datée de 1116, signale que ce "promontoire inculte" se prêterait bien à la construction d'une forteresse. Face à cette menace, l'Abbé de Gembloux transporta en ces lieux la châsse de Saint-Guibert, fondateur et Saint-patron de l'abbaye de Gembloux. Une église consacrée à ce saint y fut bâtie et le village prit le nom de Mont-Saint-Guibert. Le Duc Godefroid lui octroya le droit et la coutume de Gembloux.

Malgré tous ses atouts, ce bourg, auquel Conrad III avait accordé l'établissement d'une foire et dont les ducs de Brabant avaient fait une chefmayerie s'étendant de Wavre à Gembloux et de Noirhat à Tourinnes-Saint-Lambert, ne connut qu'une prospérité relative. Le village fut entravé par les guerres, pillé et incendié à plusieurs reprises, notamment en 1185 par les soldats des Comtes de Namur et du Hainaut, en 1332 par les princes coalisés contre le Duc de Brabant Jean III et en 1489, lors de la guerre entre Maximilien d'Autriche et les Brabançons.

En 1667, lors de la guerre entre la France et l'Espagne, les Guibertins, assistés par une troupe de soldats espagnols, se battirent contre les Français envoyés par le Gouverneur de Charleroi pour percevoir l'impôt.

Mont-Saint-Guibert fut érigé en commune en 1795 et perdit son titre de chefmayerie. L'économie du bourg fut longtemps à dominante agricole. Au siècle dernier s'ouvrit l'ère industrielle avec la fondation de nombreuses brasseries, dont seule a longtemps subsisté la brasserie Grade maintenant disparue, et la création d'un papeterie qui fut très florissante mais dut elle aussi fermer ses portes il y a quelques années.

Photo ancienne -  Grand'Place MSG

 


Le village de Corbais étire ses rues et ses maisons sur le plateau brabançon entre Mont-Saint-Guibert et Corroy-le-Grand.

Au XVe siècle, le seigneur de Corbais, Griffon du Bos, fit construire une tour fortifiée qui existe toujours sous le nom de tour des Sarrazins. Au cours des guerres de Louis XIV, en 1696, les troupes des puissances coalisées contre la France campèrent dans les plaines entre Corbais et Chaumont-Gistoux, sous le commandement du Roi d'Angleterre Guillaume III.

En 1844, les terres cultivées couvraient 507 hectares, soit 83% du territoire. La brasserie de l'époque a disparu. Aujourd'hui, Corbais a une vocation résidentielle et artisanale.

 

 


Hévillers est un village presqu'entièrement bâti à mi-côte du versant droit du ruisseau de la Houssière, un affluent de l'Orne. Le nom d'Hévillers, qui au XIIIe siècle s'écrivait Villers, désigne l'existence en cet endroit d'une villa ou domaine rural dans le haut Moyen-Age. L'histoire du village est liée à celle du château de Bierbais dont les possesseurs étaient maîtres de la quasi totalité des terres. La seigneurie d'Hévillers était tenue en fief de la terre de Bierbeek, près de Louvain, d'où le nom de Bierbais. La puissante famille de Bierbeek était alliée à celle de Guibert, le fondateur de l'abbaye de Gembloux. La juridiction des seigneurs de Bierbais s'étendait encore sur la seigneurie de Villeroux sous Chastre, de Suzeril sous Court-Saint-Etienne et de Neusart sous Corroy-le-Grand. En 1532, la seigneurie fut unie au comté de Walhain.

L'église Sainte-Gertrude, édifiée en 1776 et restaurée en 1844, contient un mobilier des XVIIe et XVIIIe siècles, provenant notamment de l'église des Augustins de Bruxelles.

Le château de Bierbais, devant lequel subsiste une tour médiévale, date du XVIIIe siècle.

Hévillers est un joli village qui s'inscrit admirablement dans la campagne brabançonne.

Église Hévillers